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Vaste. Des escalators. A la place de monter vingt marches, tu prends les escalators. Oui mais quand tu as cours au quatrième étage là tu n'as pas d'autres choix que les escaliers. Normal. La tentation est partout. Personne ne te surveille. Je pourrais ne pas y aller. Des distributeurs. Café, chocolat, capuccino noisette, que sais-je encore. Le malheur d'appuyer sur non sucré, sans faire exprès, et de ne pas avoir de touillette. Oui parce que le vrai drame ce n'est pas de ne pas avoir de sucre, c'est de n'avoir pas de touilette que veux-tu en faire, s'il n'y pas de sucre au fond. Mettre cinq minutes pour changer de bâtiment, se retrouver sur une passerelle en travaux, faire demi-tour, s'assoir au fond. Dormir « vous voulez un oreiller mademoiselle ? » oui merci ce serait fort agréable. 2h30 de cours. Long. Les sudokus et les devoirs d'harmonie c'est le même casse tête en fait. Si tu changes quelque chose ça te fout en l'air tout le reste.Manger un croissant aux amandes le midi, déjeuner top chrono 20 min. Clope au bec, dehors, café pour moi. Chacun sa motivation. Des couloirs rouges, bleus, verts, des murs délabrés et des murs taggués. Une bibliothèque en cage de verre, la plus grande parait-il. Avec des mots dessus, de jolies phrases, on les voit depuis le bus. Les transports toute une histoire, au début on fait comme si on allait être sérieux et arriver un peu avant le cours tous les matins et puis plus on avance plus on arrive tard, on prend le train une demi-heure avant le cours alors que l'on met le double de temps. Personne ne reproche rien à personne. Ah si sauf quand ils sont pas de bonne humeur. Un piano à queue dans chaque salle. Aujourd'hui Debussy, demain Mozart.
Je suis contrapuntique.

Solaires, les rieurs hantent nos rayonnages,
Scolaires, les crieurs chantent nos crayonnages.
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# Posté le lundi 16 novembre 2009 18:28

Modifié le mardi 17 novembre 2009 16:29

♯ ♫ ♯

Del dicho al hecho, Hay gran trecho.

Je ne sais toujours pas m'arrêter
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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 07:39

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Cinq ans déjà. "Comme c'est étrange ce sentiment en moi" et comment vous le décrire. Comment décrire ce qui n'est "ni gouté ni senti ni touché".Un âge d'or ou presque, encore faut-il y croire. Mais quelque chose d'unique et je ne peux réaliser qu'il faille en admettre une fin . Comment expliquer que sans ça je ne suis rien sans tomber dans des élans d'exubérance que j'abhorre. Comment dire que c'était ça qui me faisait vivre sans tomber dans l'exagération. Comment vous montrer à quel point je suis dévastée et à quel point je le cache. Je ne réalise bien sûr pas. Je ne préfère bien sûr pas y penser. Parce qu'elle est là la solution, essayer d'y penser le moins possible, m'occuper, me reconstruire quelque chose et me dire que je reviendrai et que je m'y ferai. Mais vous ne comprenez pas je ne veux pas m'y faire. Je ne veux pas, c'était ça ma maison, c'était ça qui m'aidait à surmonter chaque jour tout ce qui n'allait pas à l'extérieur. Uniquement ça. Ce petit rien qui nous lie aux autres quand ça ne va pas. Me retirer cette pulsation qui battait en moi, qui me donnait la force d'affirmer que j'avais quelque chose de plus que tous les autres, quelque chose en moi qui faisait que Come what may j'étais heureuse tant que cette petite étincelle brûlait à l'intérieur. La perspective seulement de ce foyer, de savoir que là-bas j'étais chez moi pouvait me redonner le sourire en toutes circonstances. Seulement cinq petites années mais bien plus que tout pour moi et il n'est pas trop d'affirmer qu'avant ça ma vie ne ressemblait à rien, c'est exactement ce qui m'a construit, qui m'a fait telle que je suis maintenant et qui a donné un sens et une ambition à ma vie. Quitter, pour mieux ? Jamais mieux. Et j'y reviendrai. Mais ce sera pire. Comme cela va me faire mal de vous voir tous là-bas, tous heureux là-bas. De vous savoir là-bas comme je l'ai été. D'être spectatrice.
Peut-être qu'il y aura des gens pour ramasser mes morceaux et les mettre dans une jolie boîte en verre, mais cette fois ils seront plus long à recoller, et surtout très fragiles, je ne sais pas combien de temps ils tiendront ces morceaux là. Il y a tant de souvenirs, bien entassés qui attendent sagement que l'on vienne les soulever à nouveau que je préfère les laisser là où ils sont pour le moment, de peur de commettre l'irréparable Mais ils seront toujours quelque part. Je dis ça comme si tout était fini pour toujours. Bien sûr que non. C'est que ça me rendait déjà tellement malade de savoir des gens être là-bas tandis que moi non, que je n'ose imaginer ce qui va arriver si je me laisse penser à vous tous qui continuez à être là-bas. Comment m'empêcher de rejoindre le seul endroit qui m'est cher et qui représente tout pour moi, comment garder cette volonté de ne pas tout envoyer en l'air pour vous rejoindre et n'en faire qu'à ma tête comme toujours.
Car maintenant il faut être sage.


# Posté le mardi 06 janvier 2009 17:47

Modifié le mardi 15 septembre 2009 18:45

76


FLASH-BACK


La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait.

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# Posté le jeudi 28 mai 2009 16:58

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 08:02

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We'll weather the weather, whatever the weather, whether we like it or not

?

# Posté le vendredi 08 mai 2009 07:05