Vaste. Des escalators. A la place de monter vingt marches, tu prends les escalators. Oui mais quand tu as cours au quatrième étage là tu n'as pas d'autres choix que les escaliers. Normal. La tentation est partout. Personne ne te surveille. Je pourrais ne pas y aller. Des distributeurs. Café, chocolat, capuccino noisette, que sais-je encore. Le malheur d'appuyer sur non sucré, sans faire exprès, et de ne pas avoir de touillette. Oui parce que le vrai drame ce n'est pas de ne pas avoir de sucre, c'est de n'avoir pas de touilette que veux-tu en faire, s'il n'y pas de sucre au fond. Mettre cinq minutes pour changer de bâtiment, se retrouver sur une passerelle en travaux, faire demi-tour, s'assoir au fond. Dormir « vous voulez un oreiller mademoiselle ? » oui merci ce serait fort agréable. 2h30 de cours. Long. Les sudokus et les devoirs d'harmonie c'est le même casse tête en fait. Si tu changes quelque chose ça te fout en l'air tout le reste.Manger un croissant aux amandes le midi, déjeuner top chrono 20 min. Clope au bec, dehors, café pour moi. Chacun sa motivation. Des couloirs rouges, bleus, verts, des murs délabrés et des murs taggués. Une bibliothèque en cage de verre, la plus grande parait-il. Avec des mots dessus, de jolies phrases, on les voit depuis le bus. Les transports toute une histoire, au début on fait comme si on allait être sérieux et arriver un peu avant le cours tous les matins et puis plus on avance plus on arrive tard, on prend le train une demi-heure avant le cours alors que l'on met le double de temps. Personne ne reproche rien à personne. Ah si sauf quand ils sont pas de bonne humeur. Un piano à queue dans chaque salle. Aujourd'hui Debussy, demain Mozart.
Je suis contrapuntique.
Solaires, les rieurs hantent nos rayonnages,
Scolaires, les crieurs chantent nos crayonnages.